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Le stage à l’étranger est une porte ouverte sur une carrière internationale. C’est aussi un moyen d’en apprendre plus sur soi et sur le pays d’expatriation. On découvre une langue, une culture d’entreprise, une organisation du travail et l’on approfondit ses apprentissages. Mais quels sont les meilleurs pays pour faire un stage ? Villes où postuler, rémunération/gratification… Guide et conseils pratiques pour maximiser ses chances de trouver un stage à l’étranger.

Stage, internship : quelques nuances

Certains pays, comme la France, le Royaume-Uni, le Canada ou la Suisse, ont une culture du stage bien ancrée. La vision du stage, elle, peut varier d’un État à un autre. Tous les pays n’ont pas une même définition du stage. L’« internship » vu aux États-Unis, au Canada, en Afrique du Sud ou au Royaume-Uni, ne correspond pas tout à fait au stage à la française. L’internship est davantage considéré comme un véritable travail ; le stagiaire est un employé comme les autres.

A contrario, des pays comme la France ou les Pays-Bas attribuent au stage un statut particulier. Le stagiaire n’est pas un employé au sens traditionnel du terme. Il est encore en apprentissage ; le stage est justement un moyen grâce auquel il pourra mettre en pratique et parfaire l’enseignement reçu. Il existe également des pays où la culture du stage n’est pas du tout ancrée (au Japon, par exemple, même si quelques avancées sont à noter, surtout du côté des grandes entreprises). Connaître ces variantes permet de mieux choisir son futur pays de stage, et d’ajuster sa stratégie.

Les meilleures destinations pour faire un stage à l’étranger

Canada, États-Unis, Brésil ,Japon, Australie, Afrique du Sud, Nouvelle-Zélande, Corée du Sud, Thaïlande, Émirats arabes unis… Les meilleures destinations pour faire un stage à l’étranger ont en commun un dynamisme économique et une politique visant à attirer les talents internationaux. Certains, comme le Canada, les États-Unis, l’Australie ou les Émirats arabes unis, figurent parmi les pays favoris des travailleurs étrangers. D’autres, comme le Japon, la Corée du Sud, la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande (et toujours, le Canada, l’Australie et les États-Unis), sont particulièrement plébiscités par les étudiants internationaux et les pvtistes. Zoom sur quelques pays à privilégier pour faire un stage à l’étranger.

Australie

Politique souple de visa, rémunérations satisfaisantes et bonnes conditions de travail : voilà le trio gagnant qui fait de l’Australie l’un des pays favoris des stagiaires. Les opportunités sont nombreuses, grâce aux grandes entreprises implantées sur le territoire qui recrutent des stagiaires (National Australia Bank, Commonwealth Bank of Australia, Amnesty International, Telstra Corporation – entreprise de télécommunications).

Émirats arabes unis

Faut-il encore présenter les Émirats arabes unis ? Le nouveau pays star des investisseurs étrangers, des talents internationaux et des influenceurs séduit de plus en plus de stagiaires en quête d’opportunités professionnelles. L’État mise justement sur les expatriés pour accroître son influence ; Dubai et Abu Dhabi sont les meilleures villes pour faire un stage. Elles abritent de grandes entreprises, comme le Dubai World Trade Centre, Zaha Hadid Architects, Etihad Airways ou Abu Dhabi Media.

Thaïlande

Destination prisée des touristes, la Thaïlande attire également les stagiaires. Outre ses beaux paysages, le pays offre un coût de la vie plus abordable que d’autres États. Pour trouver un stage, mieux vaut cibler Bangkok ou Phuket. C’est là qu’on trouve de grandes compagnies, notamment dans le domaine bancaire (Bangkok Bank, Krung Thai Bank), pétrochimique et énergétique (PTT Global Chemical, IRPC).

Brésil

Le Brésil est une destination également très  courue ces dernières années, compte tenu de la progression économique  importante du pays devenu 7ème puissance en la matière. De nombreuses entreprises s’y développent activement et il n’est pas très ardu de trouver celle qui voudra bien accueillir un étudiant Européen.

Afrique du Sud

Avec un PIB de 411 milliards de dollars, l’Afrique du Sud est la 3e puissance d’Afrique (derrière l’Égypte et le Nigéria). Le pays a développé plusieurs programmes de stages, notamment à Cape Town, Johannesburg et Durban. Si l’économie sud-africaine est diversifiée (agriculture, industrie manufacturière, services, finance/banque, ingénierie…), c’est dans la finance/banque, les services la médecine et l’ingénierie que l’on trouve davantage d’offres de stages. First Rand, Nedbank Group, Absa (banque/finance), Barloworld (gestion de marques industrielles) Steinhoff International (holding géant de la production et distribution de meubles), ou MTN (télécommunications) font partie des grandes entreprises qui recrutent des stagiaires.

France

En France, les stages sont un passage quasi obligé. De nombreux cycles universitaires proposent un ou plusieurs stages obligatoires. C’est là que l’apprenti expérimente la vie en entreprise. Les gratifications de stage varient énormément. Paris, Lyon, Toulouse, Montpellier et Lille font partie des meilleures villes pour trouver un stage. Comme pour les autres pays, les grandes banques (BNP Paribas, Société Générale…) ou les entreprises du luxe (L’Oréal, Chanel…) ont l’habitude de travailler avec des stagiaires. Mais les PME sont aussi susceptibles de recruter.

Corée du Sud

Le pays du Matin calme est bien parti pour devenir l’un des favoris des étudiants et des stagiaires. Propulsé par la hallyu, la « vague coréenne » (politique de soft power culturel mise en place par le gouvernement dans les années 90), le pays est l’une des nouvelles destinations à la mode. Fort de ce constat, il a développé des programmes de stages, notamment dans les IT, l’ingénierie et la finance. Pour maximiser ses chances de trouver un stage, cap sur Séoul, Gwangju ou Daejon. Et pour trouver une entreprise, mieux vaut cibler les grands groupes comme Samsung, Hyundai, LG, Kia Motors ou Daewoo.

Stage rémunéré ou pas ?

Le 8 octobre 2020, le Parlement européen vote une nouvelle résolution garantissant (notamment) aux moins de 25 ans des offres de stage « […] de bonne qualité, variées et adaptées, [avec] une rémunération équitable ». L’Union européenne (UE) veut en finir avec les stages non payés ou sous-payés. Le problème touche tous les autres pays. Certaines entreprises abusent du statut des stagiaires pour les faire travailler. Si dans les pays anglo-saxons, l’intern est considéré comme un employé (contrairement à la France, où le stagiaire a son propre statut), il doit cependant obtenir le salaire correspondant à son activité.

Un mois après la résolution du parlement européen a lieu la Journée internationale du stagiaire (10 novembre 2020), à l’initiative de la Fair Internship Initiative. L’organisme tire la sonnette d’alarme. La crise sanitaire qui sévit alors a fait fondre les offres de stage. Des stages « internationaux en ligne » ont vu le jour, sans forcément de convention de stage pour les contrôler.

Convention de stage ou pas ?

Chaque pays organise les conditions de travail du stagiaire. La convention de stage fait office de contrat de stage signé entre l’université d’où provient le stagiaire, le stagiaire, et l’organisme dans lequel le stage sera effectué. C’est ce contrat qui fixe les règles du stage et l’organisation du travail : rémunération/gratification, heures de travail, travail le week-end, les jours fériés, etc.

En France, par exemple, un stage sera payant s’il excède 2 mois consécutifs ou 309 heures de stage. Le Canada ne fixe aucune loi obligeant l’entreprise à rémunérer un stagiaire après une période donnée. Le Canada n’impose pas non plus de condition de stage ; le stagiaire étant considéré comme un employé ordinaire, il bénéficiera d’un contrat de travail, et des mêmes droits que n’importe quel salarié. Si la loi n’impose aucune obligation de rémunération, les entreprises peuvent choisir de rémunérer le stagiaire ou de lui octroyer des avantages en nature (logement de fonction, repas et/ou transports gratuits…).

Stage à l’étranger : gare aux abus

L’exemple du Japon

C’est une nouvelle qu’attendaient les associations d’aide aux étrangers et les institutions internationales. Le 10 avril, un panel d’experts composé de membres du gouvernement, d’académiciens et d’avocats propose d’abolir le très controversé Programme de formation technique des stagiaires pour les travailleurs étrangers. Mis en place en 1993, le programme était censé promouvoir la coopération internationale avec les autres pays asiatiques. Le programme permet aux populations des économies en voie de développement de venir 5 ans au Japon, pour acquérir des compétences dans l’agriculture, l’industrie, la construction ou les soins. Des centaines de milliers de travailleurs originaires d’Asie (Chine, Vietnam, Philippines…) participent à ces formations techniques. Mais dans les faits, les formations sont rares, et les dérives innombrables. Les entreprises utilisent surtout les stagiaires comme main-d’œuvre à moindres frais.

Le calvaire des « stagiaires techniques »

Ces stagiaires étrangers, indispensables au fonctionnement de l’industrie nipponne, représentent environ 20 % des travailleurs. Fin 2022, on en comptait 325 000. Soit plus du double qu’en 2010. Les industriels disent ne pas avoir le choix. Les emplois qu’ils proposent n’intéresseraient plus les ouvriers japonais. Les jeunes, en particulier, ne voudraient plus occuper des emplois qu’ils jugent pénibles, sales, et dangereux. Les « stagiaires techniques » sont une solution rêvée pour les employeurs. Les plus vertueux assurent leur offrir les mêmes conditions de travail qu’aux Japonais. Les autres utilisent leur dépendance financière et leur méconnaissance du droit japonais à leur avantage.

D’après le ministère du Travail, 72% des entreprises contrôlées en 2019 (sur 9500 entreprises) présentaient des cas d’abus (excès de travail, heures supplémentaires non payées, absence de sécurité pour les travailleurs…). Les conditions de travail de ces stagiaires sont souvent décriées, y compris par les instances internationales. Travail illégal, discrimination, violences physiques et psychologiques, harcèlement sexuel, moral, salaires non payés ou insuffisants, accidents du travail non déclarés, absence de protection des travailleurs… Des milliers de stagiaires étrangers fuient leur entreprise. En 2021, on a compté 7 167 disparitions. Ils se réfugient dans les rares associations d’aide, comme l’association Nichietsu Tomoiki (solidarité nippo-vietnamienne). Selon le programme, les « stagiaires techniques » ne peuvent pas changer d’emploi durant leurs 3 premières années au Japon.

Protéger les stagiaires

Le panel d’experts planche sur un nouveau programme. Si aucun détail n’a encore filtré, on sait que le nouveau système devrait établir des règles plus claires concernant la période de séjour, au Japon, le changement possible d’employeurs, le soutien apporté aux stagiaires (aide en japonais, carrière…) l’accompagnement que devront fournir les organismes qui envoient et accueillent les stagiaires étrangers. Car les stagiaires participant au programme de formation technique parlent rarement japonais. Aucun niveau de japonais n’est requis. Les « stagiaires techniques » sont plus vulnérables que les immigrants bénéficiant de visas et permis de travail plus protecteurs.

Les associations de défense des immigrants attendent une avancée majeure et réclament la fin de ce qu’ils appellent « un esclavagisme ». Depuis 1993 et malgré les dérives, une seule modification, à la marge, a été apportée au programme, en 2019 : les employeurs violents risquent 10 ans de prison. Mais les abus perdurent, se multiplient, et font la une des médias. Embarrassé, le gouvernement japonais entend enfin réformer le système. Les experts rappellent cependant qu’ils se limitent à la question des stagiaires. Charge au gouvernement de présenter des solutions d’immigrations respectueuses des droits humains pour lutter contre la pénurie de main-d’œuvre.

Trouver un stage à l’étranger : les conseils en plus

Le pays choisi a-t-il la culture des stages ? La première étape est celle des recherches. De nombreux sites internet se spécialisent dans les offres de stage. Les entreprises publient également leurs offres sur leurs sites. On trouve aussi des offres sur réseaux sociaux et autres groupes en ligne ou agences.

Attention aux arnaques

Gare aux offres trop alléchantes et aux arnaques. Au Japon, ce sont justement des organismes de placement censés faire le lien entre les « stagiaires techniques » et les employeurs japonais qui organisent la fraude. Il existe d’autres voies pour trouver un stage au Japon (convention de stage entre l’université de l’étudiant et l’employeur japonais, par exemple).

Démarches administratives

Choix du visa, convention de stage, contrat de travail… tout dépend des lois en vigueur dans les pays concernés. Par exemple, les citoyens européens optant pour un stage dans un pays de l’UE n’ont pas besoin de visa. La carte d’identité valide suffit. Des agences agrées comme ATOUT VISA vous renseigneront. ATOUT VISA STAGES OU ETUDES A L’ETRANGER

Langue du pays d’accueil

La maîtrise de la langue du pays local est un véritable atout. Contrairement aux idées reçues, parler anglais ne suffit pas toujours, même pour un court séjour. En Corée du Sud, par exemple, mieux vaut avoir des notions de coréen (maîtriser la langue reste bien entendu l’idéal). Pour contourner la question de la langue, certains candidats optent pour des entreprises anglophones ou des groupes dont ils maîtrisent la langue.

CV, entretien d’embauche… Là aussi, des recherches s’imposent. La forme du CV peut différer d’un État à l’autre, de même que le déroulement de l’entretien d’embauche. Même s’il s’effectue à distance, une bonne préparation s’impose. C’est là que le candidat pourra faire valoir ses atouts. Les formalités faites et l’entretien réussi, reste le principal : profiter de son stage à l’étranger.

Liens utiles :

Intern abroad

Eurodesk

Abroad internships

Fair Internship initiative

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Erasmus +

UNESCO